A LA LIGUE DES DROITS DE L'HOMME ET AUTRES

Messieurs,

Je viens, ce  soir, de prendre connaissance, à mon grand étonnement, voire ma stupéfaction, de votre recours au Conseil d'Etat suite au sujet sous rubrique.

J'ai relu à cette fin les articles de la déclaration universelle des Droits de l'homme et j'en déduis que c'est avec un zèle déplacé que vous suspectez toute intervention de ce type d'atteinte aux droits à la délinquance !

Vous vous trompez de cible. Comme le fait bien remarquer l’ART 20,on est loin des réunions et associations pacifiques dans le cas qui vous préoccupe, quand chaque nuit, içi à Mons comme à Dinant et partout ailleurs on fait le compte des rétroviseurs cassés, des vitres de voiture brisées, des forces de police narguées par l'impunité de bandes de petites frappes, règlant leurs comptes à l'arme blanche et terrorisant les plus faibles de nos concitoyens et les menaçant de représailles pour s'approprier le plaisir de régner en maîtres sur un territoire déserté par les pouvoirs en place, eux-mêmes occupés à faire régner la même terreur par contrôles routiers et horodateurs interposés, ces exemples étant loin d'être exhaustifs !

Vous êtes en train de faire renaître les débris d'un système de barbarie que justement les Droits de l'Homme ont dénoncés : ne plus obliger les peuples à la révolte contre de tels actes.

Seulement, la barbarie a changé de camp. Elle devient l'apanage de ceux que vous protégez systématiquement. Vous oubliez que si l'homme a des droits, il a aussi de devoirs. Et il serait grand temps qu'on s'en préoccupe, avant que notre univers ne s'écroule suite aux attaques de prédateurs de toutes espèces, sans distinction de race, de religion, de sexe sauf une, selon qu'on soit puissant ou misérable, les Droits ne sont pas les mêmes pour tous !

Les Droits ne sous-entendent pas automatiquement des Obligations. Se ranger systématiquement du côté des coupables n'a jamais été un processus démocratique, mais suscite à coup sur et à court terme un Droit à la dictature, qu'elle vienne de la rue ou de l'état, voire des deux à la fois.

Article 20

Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifique.