VOUS AVEZ DIT PIRATES, COMME C’EST BIZARRE !

Je ne comprends plus ! Au temps de la  K7 audio, il n’y avait pas piratage !

Pourtant la démarche était la même. Tout le monde a dans sa chaîne HI-FI un DOUBLE-DECK k7 d’office. On faisait alors des centaines de copies de disques ou directement à la radio sans aucun problème !

 

Bizarrement, c’est 30 ans plus tard que, chute du CA oblige, l’industrie du disque s’est réveillée, outrée, hurlant à la spoliation des droits des pauvres  auteurs- compositeurs qu’elle avait exploités à fond jusqu’ ici !

 

Tout aussi bizarrement, l’affaire tombait à pic pour fuir les  vraies responsabilités : Qui a inventé le graveur de cd, l’IPOD qui peut contenir des centaines, voire des milliers de MP3 et maintenant on remet cela avec les graveurs DVD !

 

La lutte contre le piratage n’est qu’une fuite en avant de plus des vrais responsables de leur débâcle : les firmes de disques elles-mêmes, qui, il n’y a pas si longtemps se sont associées dans la satisfaction générale avec les concepteurs et les distributeurs multimédias pour faire main basse

Sur tout le patrimoine culturel de la planète :

 

La fusion en 1989, de Time-Warner avait déjà indiqué la tendance au rapprochement entre les réseaux câblés de Turner, les chaînes thématiques comme CNN et HBO et un grand studio ; mais à partir de 1995, le mouvement s’est amplifié avec le rachat de ABC par Disney, puis celui de CBS par Viacom qui avait repris Paramount. Ainsi les processus d’intégration étaient lancés et ouvraient la porte à une course effrénée en ce sens qui aboutit début 2000, à l’acquisition de Time-Warner par AOL.

 

Ainsi, la fusion Vivendi-Seagram-Canal Plus est une copie conforme de la fusion réalisée six mois auparavant entre AOL-Time Warner et EMI.

Par exemple, AOL-Time Warner, est propriétaire d’un catalogue de 5700 films de cinéma, 13 500 dessins animés et 32 000 séries télévisuelles, et des catalogues musicaux de Warner Music. De même, Vivendi Universal Entertainment, dispose d’un portefeuille audiovisuel de 1500 films et de 27000 épisodes d’émissions de télévision.

Dans les divers secteurs culturels, cet oligopole se réduit, disposant d’un pouvoir d’influence grandissant :

- dans la musique, deux groupes, le japonais Sony qui vient de fusionner avec Bertelsmann, et Universal Music Group contrôlent plus de la moitié du marché mondial de la musique et des droits des artistes ;

- dans l’audiovisuel, les 15 premiers groupes ont un chiffre d’affaires cumulé de 130 milliards de dollars, représentant près de 60% du marché mondial des programmes ;

- dans la presse et l’édition, trois groupes dominent, l’allemand Bertelsmann, le français Lagardère/Hachette dans la presse magazine et le britannique Reed Elsevier, « numéro 1 » mondial de l’édition scientifique ;

- dans les télécommunications, 15 opérateurs dont 6 nord-américains, ont un chiffre d’affaires cumulé de 600 milliards de dollars, contrôlant plus de la moitié du marché mondial.

- dans les logiciels, Microsoft détient 95% du marché mondial des systèmes d’exploitation d’ordinateurs avec Windows.

 

Désormais, l’industrie cinématographique et audiovisuelle représente le premier poste d’exportation des Etats-Unis devant l’aéronautique et l’agriculture. Si quelques dizaines de films européens entrent aux USA, 50 000 longs métrages sont vus en Europe chaque année, soit 71% du marché européen.
La stratégie mimétique de l’Europe se réduit au soutien de ses propres groupes champions, censé concurrencer les Etats-Unis. Qui en profite ? Quelques groupes : l’australo-américain Rupert Murdoch, l’allemand Bertelsmann, les français Bouygues/TF1 et Hachette/Lagardère, ou l’italien Berlusconi. Cette stratégie est poursuivie avec entêtement et ce
, à n’importe quel prix, comme le montre la chute de Vivendi Universal dont la fusion n’a finalement profité de ce qu’à l’Amérique qu’elle était censée initialement concurrencer.

 

Conclusion, il est urgent de protéger la culture du bon sens pour éviter une « castration mentale » généralisée.

 

Il faut aussi inventer des nouveaux droits, comme la Révolution Française a inventé les droits de l’Homme et du Citoyen : «  Le vivant, l’environnement et l’esprit constituent un « cercle sacré » de l’humanité, il demeure non-marchand »

 

 

Lorsque le sens est réduit au marché, il y a privation du sens. Sauver et développer la culture, la recherche, l’audace de la création et du rêve est une des meilleures façons de lutter contre l’insensée mercantilisation.

 

Pour retrouver ce bon sens, il suffit de suivre une lumière qui existe toujours mais qui, peu à peu s’estompe. Pour qu’elle vive à nouveau, la révolte et la résistance s’imposent.

 

Et c’est ici qu’interviennent nos fameux pirates : en rejetant leur propre responsabilité sur les plus faibles  (comme toujours) en refusant de n’avoir pas vu se développer la révolution informatique via le web et internet à temps et s’être fait prendre à leur propre piège ( DAVID contre GOLIATH ). (virus informatiques, téléchargement au moyen de matériels que leurs propres groupes produisent, ils sont bien dans l’air du temps : comme BUSH ,SHARON ,POUTINE ,ils ne sont plus maîtres des guerres, des frustrations et des haines qu’ils ont engendrées ! .

 

Et comptant bien sur  une armée d’avocats pour expliquer aux juges devant lesquels sont traduits les pauvres pirates (pauvres en intérêts) non pas leur propre grief –car il apparaîtrait du plus mauvais goût d’opposer leur rancœur et leur préjudice devant une opinion publique qui peut encore leur servir)                          

Mais en introduisant dans leur code génétique un fusible appelé « auteur compositeur », une race volontiers naïve, rêveuse, réfractaire au pragmatisme administratif et judiciaire, et qui ne s’use même pas quant on s’en sert !

 

Car en plus, ils agissent non pas en terrain découvert, mais comme notre gouvernement, en véritables voleurs de poules, en dissimulant leur propre identité en se cachant derrière les fournisseurs d’accès qu’ils estiment responsables ! .C’est la firme de disque UNIVERSAL qui se plaint ,  en omettant bien de dire que c’est en fusionnant avec PHILLIPS, PHONOGRAM , POLYDOR,MERCURY, BARCLAY,ISLAND,DECCA,DEUTCHE GRAMOPHON……qu’ils ont, dans le même élan ,profité (et tous les grands groupes )de L’Inventeur du cd ,du lecteur cd et …….du graveur cd…

 

Car quelle est la logique de tout cela. Pourquoi inventer le graveur de cd ? Pour faire une copie du cd acheté pour son usage personnel ? Ridicule …alors qu’on peut toujours faire une copie K7 !

 

Quand je me remémore le temps du vinyle, il y avait aussi des graveurs et presseurs de disque, mais réservé à un usage professionnel, vu le coût !

 

Et si on parlait musique pour une fois, avec les DJ qui ont causé des préjudices énormes aux musiciens en piratant, à coup  de « samples » des répertoires entiers de musique et de chansons !

Qui s’en est ému ? personne.

 

Et les salles de cinéma de village victimes de la même frénésie de fusion par de grands groupes anonymes. Eux-mêmes victimes de l’explosion des ventes des DVD et du HOME-CINEMA

Qui s’en  émeut ? personne !

Et l'impossibilité d'écouter un album dans son entiéreté qui rend son achat obligatoire si l'on veut posséder LE morceau convoité,le reste n'étant bien souvent que du remplissage pour ne pas dire de la

"remballe"! Qui s'est posé la question ?Personne! Et surtout pas les firmes de disques à qui ce procédé remporte un max!

 

Mais ceci n’est rien devant l’explosion de l’e-commerce qui va mettre tout le monde d’accord en supprimant tout support physique à la musique , la littérature ,.la presse  au profit du numérique.

 

Restera alors ce qu’aucun marketeur ne pourra jamais remplacer : le contact humain via le théatre, les concerts, les soirées littéraires, les soirées-contes etc…..